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La nuit porte jarretelles
Article mis en ligne le 15 mai 2020
dernière modification le 27 avril 2020

par Robert Froger


Principe d’archimaître

Tout poème plongé dans un lecteur subit de la part de ce lecteur une poussée transcendante optimale égale au chant des mots déplacés dans son âme.

La réciproque est aussi vraie

Tout lecteur plongé dans un poème subit de la part de ce poème une poussée transcendante optimale égale au chant des mots déplacés dans son âme.



 


La nuit porte jarretelles
Béatrice Libert
Illustration de couverture : Émelyne Duval
Cactus Inébranlable éditions, 2020
ISBN 978-2-39049-006-7
10,00 €

En commençant par cet avertissement "Merci d’avancer vers le fond du poème", Béatrice Libert nous embarque avec elle pour une balade ou plutôt une course effrénée à l’humour libre et à l’absurde, course pour laquelle il est recommandé de "débloquer son mécanisme de sériosité". S’en suivent une série de "problaimes", d’aphorismes "Quand les arbres ont des querelles d’amoureux, ils font branche à part", de dictons "Chez les cafetiers, on dit : Bière qui roule n’amasse pas mousse", de proverbes "Quand le poème est tiré, il faut boire les vers", ainsi que de définitions rendant hommage au poète Jacques Izoard sous forme d’un dictionnaire "non illustré".
De l’humour oui, de l’absurde oui, du délire encore mais parmi tout cela se cachent des sentences comme "C’est ainsi que l’on meurt : accroché à soi-même" ou encore "Il y a une larme de silence sur la bougie qui s’éteint". Le rire qui cache les larmes ? La politesse du désespoir ? "Tu as plus de questions que de réponses. Les questions aident à vivre ; les réponses, à se perdre". 
Mais pas de panique, vous avez l’antidote : "paranoïa : Une gorgée de Tardieu, matin, midi et soir...".

Robert Froger