Bandeau
La toile de l’un
Slogan du site
Descriptif du site
Cristina Alziati (Italie)
Article mis en ligne le 1er juin 2015
dernière modification le 16 mai 2015

par Alain BOUDET
logo imprimer

Cristina Alziati

Milanaise née en 1963, Cristina Alziati vit en Allemagne, traduit, écrit des articles militants pour des publications italiennes, collabore au Centre Franco Fortini de Sienne, est présente dans plusieurs revues papier et en ligne. Elle a publié deux recueils poétiques, A compimento (Manni 2005, prix Pasolini 2006), et Come non piangenti (Marcos y Marcos, 2011).

Ce poème est traduit de l’italien par Jean-Charles Vegliante.

Découvrez d’autres poètes italiens sur le blog
Une autre poésie italienne

 

flores apparuerunt

C’erano anche i nomi, credo Il y avait aussi les noms, je crois
quelli che uguali diamo a ogni cosa                   
e le nuvole, di cui pure dovremo                     
in uno dei giorni parlare,                           
e mille semi che delle mille specie 
in terra nostra dissipate noi                         
fra antichissimi punti di sutura                      
in serbo nascondiamo – c’era insomma 
un raccolto, credo di ricordare                       
proprio dentro al silenzio, proprio mentre 
ci si scioglieva fra i denti il silenzio
e amica, di acqua adunandosi un coro, 

mea surge salutava –

 

une récolte, je crois me souvenir
ceux qu’identiques nous donnons à chaque chose
et les nuages, dont il faudra bien
en un des jours que nous parlions,
et mille graines que des mille espèces
dans notre terre dissipées, nous,
parmi de très anciens points de suture
en réserve nous cachons – enfin il y avait
juste dedans le silence, juste pendant
qu’entre nos dents fondait le silence
et amica, un choeur d’eau se rassemblant alors,

mea surge saluait –

 

a G.
[…]

Sono venuta da te questa notte.
Ma già ero stata dentro l’alta
luce sui campi dove dormi forte,

già il corpo immenso delle erbe ero
alla tua, inter ligna silvarum,
ombra ferme tremate, mio melo.

à G.
[...]

Je suis venue vers toi cette nuit.
Mais j’avais été déjà dans la pleine
lumière sur les champs où tu es endormi,

déjà j’étais le corps immense
sous ton ombre, inter ligna silvarum,
des herbes immobiles tremblées, mon arbre*.

* trad. Chouraqui (Cantique des cantiques) : "comme un pommier parmi les arbres de la forêt...".

 



pucePlan du site puceContact puceMentions légales puceEspace rédacteurs pucesquelette puce

RSS Valid XHTML 1.0 Strict

2014-2017 © La toile de l’un - Tous droits réservés
Site réalisé sous SPIP
avec le squelette ESCAL-V3
Version : 3.85.21