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Giulio Sforza (Italie)
Article mis en ligne le 1er septembre 2015
dernière modification le 3 septembre 2015

par Alain BOUDET
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Giulio Sforza

Giulio Sforza a longtemps occupé une chaire de philosophie de l’éducation à l’Université de Rome. Il a organisé de nombreux colloques internationaux portant sur l’éducation esthétique des jeunes. Il vit à Rome et parfois dans les Abruzzes, à Vivaro Romano, village où il retrouve ses racines. Ce poème, extrait de Canti di Pan e Ritmi del Thiaso, est traduit de l’italien par Jacqueline et Claude Held.

Come torrenti trepidi
come ruscelli garruli
e queruli e solenni
come fiumi i miei giorni
e i tuoi nella quiescente
equoreità discendono.
Io non ho bene inteso
ancora, ed ho mill’anni,
se vita nella morte
o nella morte vita
s’insinui. Non so bene
se Pasqua Parasceve
o Parasceve Pasqua
segua. Non ho capito
se sulla morte vita
trionfa o se la vita
alla morte soccombe.
Ma forse ciò non cale
donna a un amore tenero
come i boccioli nuovi
come le gemme turgide
che si fa l’invernale
rigidità, non cale
a un sogno terso e lucido
– dopo i rovesci l’aria
primaverile è tale.
Un attimo un sussulto
un brivido un sospiro
un alito ; ma fragile
no : questo sentimento
fuggitivo ha la forza
d’un uragono e dissipa
la bruma e dentro l’anima
fa chiarità. So bene
donna che fra un istante
tempesta sarà ancora
dentro di me. Ma sempre
sereno seguirà.
So che sempre April’s showers
make way for May’s flowers. 1

Comme des torrents inquiets
comme des ruisseaux bavards
plaintifs et solennels
comme des fleuves mes jours
et les tiens vers un calme
absolu déclinent.
J’ignore encore
– et j’ai mille ans –
si la vie dans la mort
ou la mort dans la vie
s’insinue. Je ne sais pas
si Pâques suit Parascève
ou Parascève suit Pâques.
J’en suis à me demander
si la mort triomphe
de la vie ou si la vie
s’incline devant la mort.
Mais ceci importe peu,
femme, à un amour tendre
comme ces jeunes pousses
ces bourgeons qu’enfle
la rigidité hivernale,
ceci importe peu 
à un songe pur et clair
– l’air au printemps
est tel après l’ondée.
Un instant un sursaut
un frisson un soupir
un souffle ; mais fragile
non : ce sentiment
fugitif a la force
d’un ouragan : il dissipe
la brume et fait la clarté
dans l’âme. Je sais,
femme, que dans un instant
la tempête sera encore
en moi. Mais toujours
viendra la sérénité.
Je sais que April’s showers
make way for May’s flowers. 1

les averses d’avril / annoncent les fleurs de mai.

 



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