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Une image : sur le portail
Article mis en ligne le 1er novembre 2015
dernière modification le 14 mars 2016

par Alain BOUDET
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Rue du Vert Galant, au Mans, on longe ce qui fut un couvent puis une ancienne prison. Sur le grand portail métallique, collages, tags et graffitis ont trouvé leur place. Voici une image qui n’attend qu’une chose : vos mots, pour faire poèmes…
Une petite contrainte : trois mots à placer : portail, absent, visage.

Envoyez vos textes à La Toile de l’Un.
Ils seront lus, et certains trouveront leur place sur cette page…
Si vous souhaitez voir l’image en grand, cliquez sur la photographie. L’image grand format s’ouvrira dans une nouvelle fenêtre.



Portail…

Traces de visage
Sourire effacé

Lignes lacérées

Lambeaux d’affiches
Visage déchiré

Un regard absent
Invite les passants
à franchir le portail

Bertrand Jallade

 

M’en souvient-il ?

Sur le tympan de ma mémoire
–cette cathédrale qui s’engloutit–
ton visage disparu
est gravé dans ma pierre

Je le regarde
absent de moi-même comme
absent de toi
–déjà présent à un autre monde–

On dit que je suis
malade
mais je ne suis malade
– que de toi–

Sur le portail de la maison
j’ai cloué cette pancarte :
« ATTENTION CHIEN ABSENT
–Maîtres aussi – »

Et si jamais ?

Jamais vu
Ton Visage
que Véronique dit-on cueillit
–sur un linge de sueurs–

Et malgré toutes les icônes
sur les portails officiels de la Foi
dans leur désunion qui Te trahit
–Ton vrai Visage est invisible–

Il demeure mais demeure
absent
depuis Toujours jusqu’à Jamais
–sauf–

Sauf qu’en moi Il rayonne
du plus profond de Ta Lumière
Visage gravé sur le portail
de cette Maison où je le verrai

–Pour de vrai qui sait ?–

Un visage
sur la paroi
comme un défi

Une beauté fragile
sûre d’elle-même
dans le temps
qui mord et qui tue.

Marilyse Leroux (Instantané)

 

Habiter son silence
au milieu de tout

Métamorphoser
la rouille en ambre
pour la lumière
d’un visage

Ne pas oublier
la vie mortelle.

Marilyse Leroux (Instantané)

Des murs d’aujourd’hui
aux grottes d’autrefois
qu’y a-t-il de changé ?

Le savoir ouvrirait le jeu
à d’autres possibles

Nous cesserions
d’allumer nos lampes
à l’entrée des cavernes

Nous ferions confiance
à la nuit qui nous porte.

Marilyse Leroux (Instantané)

Echappée

De la rouille.
De là sourd
un visage
au regard absent
qui interroge,
qui interpelle.

Par quoi est-il
absorbé ?
Qu’est-ce qui le porte
ailleurs ?

Perçoit-il
comme une échappée,
comme un chapelet
de pas,
de prières –
vaines
ou non –

derrière
les portes
qu’on verrouilla jadis ?

Morgan Riet

 

Comme

celui qui attend,

l’absent du monde
réfugié
derrière la beauté de ses yeux.

Visage
derrière les barreaux,
derrière un portail,

le ciel seul pour
caresser
son visage.

Renoncer
en attendant que passe
l’éclat des jours,
 que passe
le jugement des hommes.

Benjamin Hopin

 

Derrière ce portail
des centaines de visages,

derrière ces visages
des centaines de lueurs

à raviver,
 retenir

au lent souffle de la vie
pour que
ne s’absente pas l’espoir,
pour que
ne s’absente pas le monde.

Benjamin Hopin

 

Nous n’avions pas cessé
d’entrelacer nos noms

sur le fer dénudé,
portail mis à nue.

Nos amours si lointain
ainsi gravés,

maintenant que le temps
s’est absenté entre nous.

Benjamin Hopin

 




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