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Hendrik Rost (Allemagne)
Article mis en ligne le 1er février 2016
dernière modification le 15 décembre 2015

par Alain BOUDET
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Allemagne

Hendrik Rost est né à Burgsteinfurt en 1969. Il a séjourné aux États-Unis puis fait des études de philosophie et de lettres modernes à Kiel et à Düsseldorf. Il vit à Hambourg et travaille comme traducteur et auteur indépendant dans une agence de publicité.
C’est un passionné de surf…

Platzverweis

Manchmal ist die Traurigkeit eines Stuhls
nicht die Traurigkeit, die der Stuhl
ausstrahlt, sondern die
derjenigen, die auf ihm gesessen haben
vor Tagen, Jahren oder länger.

Ich sitze auf diesem Stuhl und nehme teil,
nur indem ich dasitze
und spüre,

dass es der Traurigkeit egal ist,
wer in diesem Stuhl sitzt,
und dass es dem Stuhl guttut,

einfach nur eine Sitzgelegenheit zu sein,

bis ein anderer Platz nimmt.

Chaise vacante

Parfois, la tristesse d’une chaise
n’est pas la tristesse que la chaise
dégage mais celle
de ceux qui s’y sont assis
il y a des jours des années ou plus.

Je suis assis sur cette chaise et j’apporte ma part
rien qu’en y étant assis
et je sens

que la personne assise sur la chaise
importe peu à la tristesse
et qu’il est bon pour la chaise

De n’être qu’un simple siège
jusqu’à ce qu’un autre y prenne place.

Schocktherapie

Großmutter sagte immer wieder :
Ich will sterben. Oder : Ich wünschte,
ich wär tot. Das lässt sich machen,
sagte ich und schob sie
im Rollstuhl auf den Teich zu
immer schneller und dichter,
bis sie kreischend um Gnade bat,
ganz außer Atem, sie und ich,
als wir am Wasser standen
und lachend den Enten zusahen,
die gierig auf uns zuschwammen,
aber wir hatten an diesem Tag
nichts zu verschenken.

Thérapie de choc

Grand-mère disait toujours :
Je veux mourir. Ou : j’aimerais
être morte. Ça peut se faire,
j’ai dit et je l’ai poussée
vers l’étang dans son fauteuil
de plus en plus vite de plus en plus près
jusqu’à ce qu’elle crie grâce
complètement à bout de souffle, elle et moi,
au bord de l’eau
et regardant en riant les canards
qui nageaient avidement vers nous
mais ce jour-là, nous n’avions
rien à donner.

Extrait de Licht für andere Augen, Göttingen 2013
Traduction de Ursula Hurson



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