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Adrian Grafe (Grande-Bretagne)
Article mis en ligne le 13 avril 2014

par Alain BOUDET
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Grande-Bretagne

Originaire d’Angleterre où il est né, Adrian Grafe est spécialiste de poétique, et poète lui-même. Résidant à Paris, il enseigne la poésie et la littérature anglophone à l’université d’Artois.

Traduction : Francis Hourquebie avec l’aimable complicité de l’auteur.

When I was a child

‘la cicatrice joyeuse’ (René Gallet)

The smashed guitar
The trade in blame
The drunken shouts
The trust betrayed
The wasted years
The hidden cause
The guilty bed
The trembling boy
The parents’ strife
The good defiled
The frightened child
The weeping wife
The children’s toys
The wish for death
The slamming doors
The taste of tears
The words of hate
The worms of doubt
The weight of shame
The joyful scar

Quand j’étais un enfant

‘la cicatrice joyeuse’ (René Gallet)

La guitare brisée
Les échanges acerbes
Les clameurs ivres
La confiance trahie
Les années perdues
La raison cachée
Le lit coupable
Le garçon tremblant
La discorde des parents
Le bien dégradé
L’enfant effrayé
L’épouse en pleurs
Les jouets des enfants
Le désir de mourir
Les portes claquées
Le goût des larmes
Les mots de haine
Les affres du doute
Le poids de la honte
La cicatrice joyeuse

Poet

Language led him to the brink of silence,
he sought out vision till starfish, sunflower,
and blow-torch flame, all near-blinded him.
He’d sniff the wind, drunk on the world’s fragrance,
at music his body cried out to dance,
irresistible, that strain again.
His tongue pursued what no taste-buds
had ever found edible. Sparks flew
at his touch ; they left his hands forever scorched.
Poète

Le langage le conduisit tout au bord du silence,
Il rechercha la vision jusqu’à ce que l’étoile de mer, le tournesol,
et la flamme du chalumeau l’aient presque aveuglé.
Humant le vent, il s’enivrait des parfums du monde,
La musique était pour son corps une invitation à la danse,
Cet air encore, irrésistible !
Sa langue poursuivait ce qu’aucune papille
n’avait jamais trouvé comestible. Des étincelles jaillissaient
à son toucher ; ses mains en étaient à jamais brûlées.

 



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