Bandeau
La toile de l’un
Slogan du site
Descriptif du site
Une image : l’anneau
Article mis en ligne le 15 septembre 2016
dernière modification le 22 avril 2017

par Alain BOUDET
logo imprimer

Envoyez vos textes à La Toile de l’Un.

Ils seront lus, et certains trouveront leur place sur cette page…
Si vous souhaitez voir l’image en grand, cliquez sur la photographie. L’image grand format s’ouvrira dans une nouvelle fenêtre.

Sur cette page, les textes ont été écrits en atelier ave Marilyse Leroux…



L’anneau…

 

Parfois le jour
tient dans un anneau
que l‘on rêve de défaire
comme on largue
les amarres
 
On se demande
qui viendra
qui partira
 
On pense
à des mots de voyage
qui brassent la langue
sur les quais
 
On attend
un transfert d’être.

Marilyse Leroux, Instantané.

 

 

En partance

Sur le quai il n’y a plus de bateaux en partance. D’ailleurs je suis bien trop timorée pour y embarquer. Alors je m’accroche ici, à cet anneau scellé dans la digue. Mes rêves s’effilochent et déjà je m’éloigne du port.
La rouille qui ronge le fer a la couleur des voiles de sinagots, les interstices entre les pierres sont la trame de paysages imaginaires que la mousse habille d’une flore verdâtre... Je peux m’évader, m’inventer mille aventures. Mais ici aucun danger : dès que le trouble de l’exil possible se fait sentir, j’ouvre les yeux, l’anneau me tient scellée à la réalité.

Alice Senty

Les embruns me caressent
et la gangue de rouille
qui m’enserre peu à peu
couvre d’or sale
le granite qui m’entoure
Cette lèpre me ronge
mais mon cœur vit encore
les bateaux ne sont plus
la pêche a disparu
emportant avec elle
rires odeurs sueurs

Les enfants me soulèvent encore par jeu
pour mieux m’abandonner
et je retombe lourdement tristement
m’effeuillant chaque fois davantage
le temps passe et je dure
combien de temps encore ?

Chantal Plaine

 
  Il y a bien longtemps
je me souviens c’était un cheval
j’entends encore ses sabots sur les pavés
parfois un encensement de révolte
mais je le retenais

Il y a si longtemps
me me souviens c’était une barque
je sens encore le sel et l’algue
souvent des clapotis contre la pierre
mais je la retenais

Encore plus longtemps peut-être
je me souviens d’une charrette
je vois encore toute une famille entassée
les longs pleurs de l’attente
mais je la retenais

Il a trop longtemps
je me souviens j’étais le premier maillon
celui qui tient celui qui résiste
celui qui ne se démet jamais

Et pourtant
les charrettes ont migré vers des havres lointains
les barques ont navigué vers d’autres rivages
les chevaux ont galopé vers des prairies verdoyantes

Moi je reste
Je suis rouillé
Je ne tiens plus à rien.

Brigitte Raoult

Bizarrerie
d’un anneau rouillé
sur le mur rénové
Faudra-t-il le décaper
pour retrouver la vie ?

Vestige du temps passé
parleras-tu du cheval attaché
qui a attendu son maître ?
De combien
de scènes champêtres
as-tu été le témoin ?

Hélène Pérammant

 

 



pucePlan du site puceContact puceMentions légales puceEspace rédacteurs pucesquelette puce

RSS Valid XHTML 1.0 Strict

2014-2017 © La toile de l’un - Tous droits réservés
Site réalisé sous SPIP
avec le squelette ESCAL-V3
Version : 3.85.21