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Une image : l’anneau
Article mis en ligne le 15 septembre 2016
dernière modification le 28 mai 2017

par Alain BOUDET
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Sur cette page, les textes ont été écrits en atelier ave Marilyse Leroux…



L’anneau…

 

  Rond comme le temps

Mon cœur bat
Dans le seau et la lucarne
L’anse et le cadran
Dans le nid précipité
Et l’auréole de la lampe

Le cerceau posé à terre
Dans l’attente
Et la boucle du fil
La virgule entre
Le silence brut
Et le chant de l’oud

Dans le nombre et la poignée
Dans la courbe du chemin
Qui me perd
Me rattrape
Entre le geste du matin
Et le poids du soir

Claire Kalfon

Parfois le jour
tient dans un anneau
que l‘on rêve de défaire
comme on largue
les amarres
 
On se demande
qui viendra
qui partira
 
On pense
à des mots de voyage
qui brassent la langue
sur les quais
 
On attend
un transfert d’être.

Marilyse Leroux, Instantané.

 

 

En partance

Sur le quai il n’y a plus de bateaux en partance. D’ailleurs je suis bien trop timorée pour y embarquer. Alors je m’accroche ici, à cet anneau scellé dans la digue. Mes rêves s’effilochent et déjà je m’éloigne du port.
La rouille qui ronge le fer a la couleur des voiles de sinagots, les interstices entre les pierres sont la trame de paysages imaginaires que la mousse habille d’une flore verdâtre... Je peux m’évader, m’inventer mille aventures. Mais ici aucun danger : dès que le trouble de l’exil possible se fait sentir, j’ouvre les yeux, l’anneau me tient scellée à la réalité.

Alice Senty

Les embruns me caressent
et la gangue de rouille
qui m’enserre peu à peu
couvre d’or sale
le granite qui m’entoure
Cette lèpre me ronge
mais mon cœur vit encore
les bateaux ne sont plus
la pêche a disparu
emportant avec elle
rires odeurs sueurs

Les enfants me soulèvent encore par jeu
pour mieux m’abandonner
et je retombe lourdement tristement
m’effeuillant chaque fois davantage
le temps passe et je dure
combien de temps encore ?

Chantal Plaine

 
 

Il y a bien longtemps 
je me souviens c’était un cheval 
j’entends encore ses sabots sur les pavés
 parfois un encensement de révolte 
mais je le retenais 

Il y a si longtemps 
je me souviens c’était une barque 
je sens encore le sel et l’algue 
souvent des clapotis contre la pierre 
mais je la retenais

 Encore plus longtemps peut-être
 je me souviens d’une charrette 
je vois encore toute une famille entassée 
les longs pleurs de l’attente
 mais je la retenais

 Il a trop longtemps 
je me souviens j’étais le premier maillon
 celui qui tient celui qui résiste 
celui qui ne se démet jamais 

Et pourtant 
les charrettes ont migré vers des havres lointains 
les barques ont navigué vers d’autres rivages
 les chevaux ont galopé vers des prairies verdoyantes

 Moi je reste
 Je suis rouillé
 Je ne tiens plus à rien.

Brigitte Raoult

Bizarrerie
d’un anneau rouillé
sur le mur rénové
Faudra-t-il le décaper
pour retrouver la vie ?

Vestige du temps passé
parleras-tu du cheval attaché
qui a attendu son maître ?
De combien
de scènes champêtres
as-tu été le témoin ?

Hélène Pérammant

 

 




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