Bandeau
La toile de l’un
Slogan du site
Descriptif du site
Dépaysés
Article mis en ligne le 1er novembre 2016
dernière modification le 16 octobre 2016
logo imprimer

Je vis dans le creuset du poème

J’en éprouve l’inquiétude
le lent cheminement
les mots
qui tâtonnent
quelque part
entre le ciel et l’épi
le vent et le sable

les mots qui roulent dans la gorge des lieux
où je passe

les mots surgis dans la forge des yeux
où je me perds

Et soudain
il est là tout entier
qui m’étonne
et me comble
dans l’instant.

Dépaysés
Alain Boudet
illustrations de Marion Broca
Soc & Foc, 2016
ISBN 979-10-95089-06-3
15,00 €

Plusieurs parties dans ce recueil, comme pour délimiter des espaces-temps et mieux retenir des chapitres de vie. Des poèmes pour prendre date, pour se situer dans l’épaisseur d’un silence d’oiseau. Des poèmes pour témoigner, dire inlassablement le grain de beauté comme le grain de sable, pour accueillir, aussi terrible soit-il, le visage du monde.
On part de la cellule familiale (Rappelons qu’Alain a beaucoup écrit, d’abord un livre dédié à chacune de ses filles, puis même attention pour ses nombreux petits-enfants...) afin d’élargir le propos pour atteindre l’universel.
Même si le poète sait bien qu’il sera toujours son premier lecteur, il garde à l’esprit l’accueil de l’autre, le destinataire (les amis inconnus dont parlait Supervielle peut-être...), avec lequel il souhaite partager le poème. Alain Boudet écrit clair, avec des mots justes et chaleureux, sans cesse disponible à la rencontre et à l’émerveillement...

Sobres et colorés, les dessins de Marion Broca soulignent délicatement les poèmes, dressant un décor savamment étudié, tout en silhouettes et en ombres chinoises.

Jean-Claude Touzeil

Un nouveau recueil d’Alain Boudet. De la joie en perspective. On ouvre avec gourmandise et les images de Marion Broca accueillent le lecteur avec légèreté, douceur et sérénité. En écho à ces poèmes répartis en quatre parties.

Alain Boudet est un flâneur, à l’affût des petits bonheurs du jour. Il les contemple avec un sourire et les écris… ça parait si simple qu’on en oublie le travail d’écriture. De l’idée au poème, du temps et de l’énergie, de la méditation, des essais de mots jusqu’à ce que le poème fuse, étonne et réjouisse.
L’écriture renouvelle l’être et le monde alentour.

Toute cette joie de vivre reste attentive aux douleurs de vivre. Qu’elles soient proches ou lointaines. Le poète n’a pas que des cailloux lisses en poche pour jalonner son chemin de Petit Poucet rêveur dont l’auberge est à la Grande Ourse ; il a aussi des gravats. Ceux d’Alep, en ce qui concerne ce livre. Un poème sur une ville meurtrie ne la re construira pas, certes ; mais il témoigne d’une solidarité, d’une prise en compte. On vit avec ces échardes, qu’on le veuille ou non, les dire et les partager, ça compte bien quelque part, sinon à quoi bon ?
Un poème, ça compte bien quelque part, sinon et depuis le temps que les poèmes nous accompagnent ils se seraient évaporés.

Patrick Joquel



pucePlan du site puceContact puceMentions légales puceEspace rédacteurs pucesquelette puce

RSS Valid XHTML 1.0 Strict

2014-2017 © La toile de l’un - Tous droits réservés
Site réalisé sous SPIP
avec le squelette ESCAL-V3
Version : 3.85.21