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Une image : lauriers roses
Article mis en ligne le 14 octobre 2016
dernière modification le 22 avril 2017

par Alain BOUDET
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Les trois derniers textes de cette page ont été écrits en atelier d’écriture animé par Marilyse Leroux.



Les lauriers roses…

 

Des papillons sont tombés
dans l’herbe
à peine as-tu ouvert les yeux

Une ombre passait
qui voulait t’attraper

Une ombre
quelques fleurs
qui n’ont pu s’envoler

Ton arbre le sait :
il faut du temps
pour apprendre le temps.

© Marilyse Leroux

Pourquoi accueilles-tu
dans le creux douillet
de tes menottes
ces fleurs ?

Venant de quitter
par la force des choses et des brises
les branches maternelles
ces malheureuses ont besoin
une ultime fois
d’un peu de douceur.

© Cédric Landri

Peut-être ont-elles lutté
dans le vent impatient

Peut-être ont-elles murmuré
dans la fièvre de la nuit

Le temps d’un feuillage trahi
déchargé de ses couleurs
dans l’espace d’une vie

Au sol, éparpillées, posées
fleurs à jamais volées
détachées, séparées

On dira
que c’était pour enluminer la terre


Michèle Morio

Nous n’irons plus au jardin
les lauriers sont déflorés

Je n’ose m’aventurer
sur le tapis rose

La prochaine bourrasque
emportera-elle ces papillons ?

Hélène Pérammant

Pétales roses sur herbe verte. Mes racines profondes sont dans la campagne pareilles à celles de l’arbre. Que de souvenirs d’enfance : rouler dans l’herbe, grimper aux arbres, chercher à plat ventre un impossible trèfle à quatre feuilles. La campagne, c’est la liberté, les vacances, la récompense après avoir connu la ville, les hauts murs de béton. Heureusement quelques artistes indépendants se sont mis en tête d’égayer ses murs gris. Un enfant à sa fenêtre appelle le cavalier sur sa monture blanche harnachée de rouge. Quelqu’un essaie de le retenir avant qu’il ne pourfende l’ennemi de son sabre blanc. Le tournoi n’est pas commencé, le sable n’est pas encore souillé.

Nicole Pronnier

Le vent a secoué l’arbre
aux fleurs de cerisier
cadeau de printemps
sur tapis d’émeraude
arabesques délicates
sous les troncs noueux
façonnés par le temps
larmes délicates
neige rose de printemps
que le soleil inonde de sa lumière
le jour s’avance
les ombres assombrissent
quelques fleurs fanées
Le vent va les emporter
avec nos souvenirs.

Blanche Bourdier

 



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